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LA FILLE D’UNE AUTRE de Alix Cordouan

Éditions France Loisirs

Oublier.

C’est ma première rencontre avec Alix Cordouan. Il s’agir d’un livre qui m’a été donné il y a un moment déjà et que j’ai pris le temps de lire cet été.

Le titre, la couverture, comme le résumé, me plaisait assez bien.

Le résumé de l’éditeur.

L’avenir de Soizic, 16 ans, semble tout tracé: elle sera ouvrière dans la conserverie de poissons de son petit village breton. Mais l’abbé Cruchol et ses parents en ont décidé autrement. En février 1950, la jeune fille au caractère bien trempé est envoyée à Paris pour devenir bonne à tout faire chez les Le Goff, de riches bourgeois du XVIème arrondissement. Malgré la bienveillance de la gouvernante Yvonne Dupré, Soizic étouffe dans le rôle d’employée discrète et soumise.

Face au mépris de ses patrons, l’audacieuse Bretonne ne rêve que de justice et de vengeance …

Mon ressenti sur cette lecture.

C’est assez rare, mais en réalité, je ne sais pas trop quoi dire sur cette lecture. Je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé mais je ne peux pas dire non plus que c’est un livre que je n’ai pas aimé, ce serait mentir. Il m’a quand même tenu en haleine jusqu’à la fin. Mais, je ne crois pas qu’il s’agit d’un ouvrage qui me restera et qui me marquera dans le temps.

Déjà, je ne suis pas certaine d’avoir accroché à la personnalité du personnage principal, Soizic. À 16 ans, cette jeune fille est déjà marquée par des conditions de vie très dures et un manque d’amour certain. Remis par ses parents à l’abbé Cruchol pour devenir bonne à tout faire chez la famille Le Goff ; ces riches bourgeois versent la rémunération à ses parents, qui voient très certainement là le moyen d’améliorer leurs conditions. Soizic est remplie de haine et de rancœur dès le début du livre. Mais on peut néanmoins comprendre aisément son besoin et sa soif de vengeance. Sans cesse dévalorisée, transparente ou tout simplement humiliée par ses patrons, la bienveillance d’Yvonne, la gouvernante, ne suffira pas à l’apaiser. Soizic est maline et fine calculatrice. Elle sait que dans sa patience se trouve sa vengeance qu’elle pense le seul moyen de trouver la paix intérieure. Mais, les mauvaises rencontres, donneront encore un peu plus de malheurs à sa vie, à moins qu’ils ne soient le début de la résilience … À vous de juger.

Pour cela, il vous faudra passer la deuxième partie du livre, complètement déstabilisante au départ pour la lectrice que je suis. Car l’écrivain a fait le choix, tout à coup, de plonger son lecteur dans une autre époque, dans une autre histoire. Toutefois, une fois la surprise passée, le lien est je dois dire subtile et attendrissant. Quand l’esprit subit une grande souffrance qu’il ne peut supporter, il préfère enfouir tous les souvenirs laissant un disque dur libre de se reconstruire. Toutefois, se reconstruire définitivement, c’est trouver la force de traverser l’orage et de pouvoir se replonger dans sa mémoire enfouie. C’est alors, que le lecteur trouvera lui aussi les clés de la première partie d’ouvrage que l’auteur avait laissé en suspens.

Lorsque la famille comme sa vie est une souffrance, mieux vaut trouver le chemin pour s’en éloigner. C’est accompagné que Soizic, devenue Claire, trouvera le courage et la volonté de cicatriser. La relation entre le policier et notre héroïne est belle et très émouvante. Se choisir le père que l’on n’a pas eu, trouver la fille que l’on aurait aimé avoir pour s’adopter mutuellement. J’avoue que je me suis laissé porter, sans me poser de questions, ce qui ne m’a pas permis d’en percevoir la finalité avant le dénouement. Le suspense est donc resté à son comble jusqu’à la fin. L’écriture est assez simple, accessible et l’histoire facile à suivre.

Pourtant, il m’a manqué un semblant de réalisme, de messages clairs. L’histoire était pourtant bien crédible au début. Je n’ai pas eu non plus l’empathie que j’aurais dû avoir pour notre héroïne. Bref, ce livre et moi, on ne s’est pas trouvé et je ne sais pas vraiment pourquoi …

Pour Conclure.

Une histoire facile à suivre dans laquelle je n’ai pas réussi l’immersion totale.

Mais j’avoue avoir quand passé un bon moment avec cette histoire que j’ai lue assez vite.

Ma note : 14/20

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