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L’ESPOIR DES POUPÉES RUSSES de Ahava Soraruff

Editions City

Echec et Mat …

Depuis « Baby Jane à Broadway » en 2018 et « Les audacieuses » en 2019, Ahava est devenue une de mes auteures préférées.

Chaque voyage qu’elle nous propose est une nouvelle aventure, la découverte d’un pays différent à la rencontre d’héroïnes toujours aussi intrigantes qu’attachantes.

Ces romans toujours conjugués au féminin peignent des destins de femmes à la force aussi insoupçonnée qu’incroyable.

Merci à Ahava et à City Éditions de m’avoir proposé la lecture de ce nouveau livre.

Le résumé de l’éditeur.

Dans les années 1950 en Russie, Katarina s’ennuie à mourir, perdue dans sa Sibérie natale.

La jeune femme rêve de rejoindre Moscou, ville de tous les possibles où elle pourrait devenir actrice. Alors, quand on lui offre l’opportunité d’aller faire des études dans la capitale, elle part sans se retourner. Pour subvenir à ses besoins, Katarina décroche un emploi de vendeuse dans un magasin. Du moins, officiellement. Car dans le secret de l’arrière-boutique, elle écoule des marchandises américaines pour le compte d’un trafiquant. En échange, il lui a promis de l’aider à fuir la Russie pour rejoindre les États-Unis.

Peu à peu, Katarina se prend à imaginer un avenir radieux à l’Ouest. Mais sur fond de guerre froide, dans le chaos de l’Histoire, l’espoir est un luxe. Pour se l’offrir, Katarina devra être prête à tous les sacrifices …

Mon ressenti sur cette lecture.

Comme toutes les filles de sa Sibérie natale, Katarina, alias Katia, n’a pas d’autres choix que de rêver son avenir à l’Ouest. Moscou, années 50 : capitale inaccessible de tous les possibles, où en pleine guerre froide toute libre circulation sur le territoire est interdite. Son amie Natasha sera la première à sauter le pas, remettant sa vie entre les mains d’un passeur que Katia, elle, refusera de suivre.

Pourtant, notre héroïne rêve bel et bien d’être une actrice. Et c’est finalement grâce à son père qu’elle obtiendra le précieux sésame : le laisser-passer qui lui ouvrira les portes pour y faire des études.

La vie de Katia, nous allons la découvrir en naviguant habilement entre passé et présent. La jeune fille est devenue une vieille dame alcoolique, cloitrée entre les quatre murs d’une chambre d’un hôtel de Manhattan. Pourquoi ? Comment ? Julian est un journaliste, qui au départ en quête d’un scoop, va s’intéresser à elle et à son histoire. Il va se prendre d’affection pour elle. Lors de leurs entretiens, nous replongeons alors, chaque fois un peu plus, dans la vie de notre héroïne.

De son emploi de vendeuse dans un magasin de jouets qui ne se révèlera, en réalité, qu’une couverture à l’avenir incertain avec un trafiquant qui lui promet un avenir aux États-Unis, Katarina confie à Julian le puzzle de son passé pour sans le savoir obtenir les pièces manquantes et les clés de son présent.

J’ai été sincèrement ensorcelé par ce roman que j’ai mis très peu de temps à lire. J’y ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans « Baby Jane », le premier roman de l’auteure. Le rythme est parfait, l’alternance entre passé et présent fonctionne à merveille. Ahava sait d’une façon unique mettre en valeur et raconter ses héroïnes. Elles les projettent à chaque fois sur un nouveau continent, une autre culture, une autre époque dont elle parle si simplement qu’il devient alors facile pour le lecteur de s’y promener à son tour.

Je trouve que ses livres sont aussi utiles que dépaysants. La guerre froide, ces conditions de vie et les conséquences pour la population sont très justement décrites et font partie intégrante du récit, nous distillant régulièrement, sans même nous en rendre compte, une importante partie de l’histoire du monde.

Je soulignerais également l’intrigue très bien ficelée. Le jeu des apparences, du vrai/faux mêlé à la personnalité mystérieuse du personnage de Vadim apportent un peps non négligeable à l’histoire.

Avec Ahava, c’est toujours la rencontre magique d’une femme qui fait réfléchir sur sa propre vie et sa propre condition.

J’ai également aimé le personnage de Julian : son intérêt pour Katarina devient viral comme s’il savait d’avance qu’exhumer le passé de la vieille dame allait devenir, pour lui aussi, une nouvelle porte pour son futur. Certes, c’est ce qu’il recherchait au départ mais ce qu’il voyait dans son propre intérêt devient au fil des pages totalement pur et désintéressé. Deux âmes égarées vont apprendre à s’apprivoiser, se lier d’amitié pour un avenir meilleur sous nos yeux, pour notre plus grand plaisir.

Je ne peux que vous conseiller ce livre car je l’ai adoré !

Pour conclure.

Une femme.

Un autre pays, une autre culture, une autre époque. Se donner les moyens de rêver et de vivre sa vie quand celle que l’on vous offre apporte peu d’avenir.

Un destin hors du commun, une main tendue, une belle histoire d’amitié entre deux générations que tout oppose. Enfin, un habile voyage dans les entrailles historiques de la Russie.

Je vous conseille ce livre que j’ai dévoré !

Addiction assurée !

Ma note : 17/20

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Ma citation préférée.

Chacun traîne des casseroles, des erreurs et des choix hasardeux qu’on cache dans le placard en priant pour qu’ils ne glissent pas sous la porte. La vie, c’est comme un pacte faustien avec le destin.

L’ESPOIR DES POUPÉES RUSSES de Ahava Soraruff

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