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L’HIVER DE SOLVEIG de Reine Andrieu

Editions Préludes

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Souviens-toi

C’est un immense merci que j’adresse aux éditions Préludes pour m’avoir fait découvrir en avant-première ce magnifique roman.

L’occasion de découvrir une nouvelle auteure dont je n’avais jamais entendu parler mais qui assurément à énormément de talent !

Le résumé de l’éditeur.

Été 1940. Dans la France occupée par les Allemands, les habitants sont contraints de donner gîte et couvert à l’ennemi. À Lignon, paisible bourg du Bordelais, les Lenoir, une famille de notables, doivent héberger Günter Kohler. Passée sa répulsion première, Noémie, la jeune épouse, éprouve une violente attirance pour l’adjudant  qui vit désormais sous leur toit.

Printemps  1946. La guerre est terminée, mais elle a laissé derrière elle son lot de malheurs, et de nombreux déplacés. Parmi eux, une fillette, retrouvée assise sur un banc, dans un village non loin de Bordeaux. Qui est-elle  ? d’où vient-elle ? et pourquoi semble-t-elle avoir tout oublié  ? Justin, un gendarme de vingt-quatre ans, décide de la prendre sous son aile et de percer le mystère qui l’entoure.

Mon ressenti sur cette lecture.

Les pages à peine définitivement tournées, je suis déjà en train de rechercher d’autres ouvrages de l’auteure, c’est vous dire, déjà dès la première ligne, combien j’ai aimé passer du temps avec ce livre et l’enthousiasme que j’ai à vous en parler aujourd’hui. En même temps, je suis peu surprise finalement, tellement l’engouement dès sa sortie était un bon présage.

Il faut dire que je suis bon public de ce genre d’histoires de vies pendant la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, si vous suivez le blog régulièrement, vous vous apercevrez que j’en ai lu pas mal. Cependant, je n’ai pas eu systématiquement une telle impression : ce livre est juste magnifique !

Nous suivons, d’un côté, la famille Lenoir, au début de la guerre. Ceux-ci sont dans l’obligation d’héberger l’ennemi au sein de leur foyer en la personne du soldat allemand Günter Kohler. Contre toute attente, Noémie, femme sage de médecin, tombera sous le charme de celui-ci. Amour de pure folie, passion interdite … Elle n’en oublie pas pour autant sa patrie et il est juste aussi de souligner que certains allemands n’ont pas pu choisir la leur …

En parallèle, la petite Solveig : une petite fille retrouvée en 1946 sur un banc, seule, sur la place du village. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Elle ne le sait pas elle-même. Sa mémoire a tout occulté. Pourquoi ? Pour surmonter la douleur, l’horreur sans doute … C’est du moins ce que pense le gendarme qui la prend sous son aile, Justin. Déclarée orpheline, Solveig se raccrochera à lui comme à une bouée de sauvetage, et lui sera prêt à tout pour lui rendre son passé même si cela doit lui prendre des années. Et c’est un pari risqué pourtant car il sait que la petite fille devra faire face à ce que sa mémoire a volontairement voulu occulter pour l’en protéger.

Pour nous conter tout cela : les principaux protagonistes à des époques différentes de leur vie. Cela aurait pu être difficile à suivre, au vu du nombre de personnages, et pourtant, ce fut agréablement fluide et clair à ma plus grande surprise.

Ce que j’ai envie de souligner aussi c’est tout ce qui fait la force de ce livre : le devoir de mémoire, la force des sentiments, le courage de ces hommes et ces femmes, le fait qu’il nous invite à découvrir la vie, des vies, à travers l’histoire sans avoir la moindre envie de les juger.

« le cœur a ses raisons que la raison ignore ».

On devient finalement apte à comprendre chaque personnage, sa situation, sa douleur, son moyen d’action dans une période aussi difficile que la Seconde Guerre mondiale.

Au-delà du roman, j’aurais envie de dire que c’est un bon thriller aussi car d’une certaine manière, il en détient tous les codes. Très vite, nous nous apercevons que l’histoire de Solveig est liée à celle des Lenoir. Et pour autant, il nous tient irrémédiablement en haleine jusqu’à la fin. Personnellement, je n’ai pas réussi à voir, jusqu’à la dernière page, où tout cela allait bien pouvoir nous mener. Ce que je savais, c’est que j’aimais les retrouver et que je n’avais pas du tout envie de les quitter.

Pour moi, il s’agit d’une belle histoire de famille et de résilience et d’un très bel hommage à nos anciens. Sans aucun doute, un très gros travail de documentation admirablement mêlée à la fiction grâce à une plume magique ! Bravo !

Pour conclure.

À lire sans hésitation aucune !

Ma note : 19/20

Prix éditeur broché : 19.90 €uros

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Mes citations préférées.

Sans parler de la douleur de l’absence. Vivre sans mes parents me donnait le sentiment d’être une plante sans tuteur et sans racine. À la merci du moindre coup de vent, de la moindre agression extérieure.

L’HIVER DE SOLVEIG de Reine Andrieu

On voudrait tous, à un moment de notre vie, pouvoir appuyer sur la touche rewind du magnéto pour rejouer la scène.

L’HIVER DE SOLVEIG de Reine Andrieu

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