Actualités,  Chroniques,  Jeunesse,  Romans,  Romans et Littérature

L’ODEUR DU JOUR de Danielle Martinigol

Editions HACHETTE ROMANS

Sur la route des bons et des mauvais jours …

« L’odeur du jour » est un ouvrage que j’avais très envie de lire pour sa couverture énigmatique, simple et efficace mais aussi pour son résumé intriguant et prometteur.

Ainsi, lorsque les Editions Hachette ont été d’accord pour m’offrir la version numérique de ce roman jeunesse, j’étais très flattée et vraiment très heureuse et je les remercient vivement pour ce cadeau.

Mon résumé :

Lili a un don : celui de sentir dès le réveil si sa journée sera bonne ou mauvaise. Une odeur qu’elle a pris l’habitude d’appeler l’odeur du jour. D’où cela vient-il ? Mystère. Elle-même ne le sait pas. Ce qu’elle sait en revanche, c’est qu’aujourd’hui sera un jour noir. Une odeur épouvantable ! Et elle ne s’est pas trompée. A peine arrivée au lycée, c’est une bien triste nouvelle qui l’attends.

Sa professeure préférée, Mme Blanche est décédée accidentellement à la suite d’un attentat parisien. Lili ne peut pas y croire ! Bouleversée et refusant cette fatalité impossible pour elle, la voici, malgré elle, à la recherche de la vérité. Et si l’odeur du jour était liée à ce drame ? Lili est-elle vraiment la seule à pouvoir sentir sa journée ? Est-elle vraiment l’unique qui est capable de voir des fantômes ? Et si Mme Blanche était toujours vivante ?

Mon ressenti sur cette lecture :

Dès les premières pages, j’ai aimé ce livre. Son style, son écriture, ses personnages, son intrigue … Je trouve qu’il est fluide, bien écrit, simple et accessible dans sa narration. Pourtant, je peux dire aussi qu’il m’a mise mal à l’aise : une sorte de mal-être vis à vis du sujet de fond. La professeure décède brutalement parce qu’elle se trouvait là au mauvais moment, au mauvais endroit. Terriblement d’actualité et peut-être encore trop frais dans ma tête pour ne pas raviver de mauvais souvenirs. Du coup, je trouve certains chapitres plutôt durs à lire pour des gens sensibles, voire des adolescents (notamment l’annonce du décès, la cérémonie à l’église …). Bref, une sorte de sensation anxiogène a plané en moi d’un bout à l’autre de la lecture, c’est à dire de la mise en place de l’histoire jusqu’à l’intrigue. Le côté merveilleux du livre n’a malheureusement pas été suffisant pour m’en détacher.

En revanche, j’ai beaucoup accroché à la dimension de solidarité que fait ressortir le livre. Des adolescents qui ne se parlaient pas ou ne s’aimaient pas se rapprochent dans le malheur et s’entraident. C’est d’ailleurs, ce qui va lier, en premier lieu, Lili et Angèle. Leur douleur, leur tristesse va les rapprocher, elles qui n’avaient, à priori, rien à faire ensemble alors qu’elles avaient pourtant tellement de choses communes en réalité. Lili et Angèle vont donc s’apercevoir qu’elles sentent toutes les deux l’odeur du jour mais aussi qu’elles sont seules à voir de mystérieux garçons qui se matérialisent et disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Et voici donc justement le côté merveilleux du livre que j’aurais tellement voulu voir exploité un peu plus pour atténuer ou faire disparaître le côté oppressant du récit. J’aurais tellement voulu ou plutôt je m’attendais tellement à de l’irrationnel ! Alors, qu’au final tout tourne toujours autour du drame et que tout reste finalement très, trop ? Cohérent pour un soupçon d’irréel.

Dommage, pour moi !

Cependant, encore une fois, cela n’enlève rien à la qualité du texte puisque j’ai très rapidement dévoré ce livre qui reste avant toutes chose très addictif.

Pour conclure :

Une belle plume et une intrigue qui tient en haleine pour un sujet de fond qui reste malgré tout très sensible. Un peu plus de merveilleux en exploitant peut-être encore plus l’idée de départ qu’est l’odeur du jour, aurait selon moi suffit à atténuer le côté normal et donc triste du sujet. Mais c’est néanmoins un très beau livre pour jeunes et grands adultes.

Ma note : 14/20

Ma citation préférée :

Je me dis que, si tel est mon destin, flairer tantôt le bonheur, tantôt l’horreur, et bien tant pis ou tant mieux. Car, quoi que je sente, aussi longtemps que ça durera, j’agirai toujours de toutes les forces pour que jamais un jour ne soit aussi cruel que celui de la mort d’un prof.

L’ODEUR DU JOUR de Danielle Martinigol

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :